Syntetica lève 30 millions d’euros pour industrialiser le recyclage du nylon
Syntetica lève 30 millions d’euros pour industrialiser le recyclage du nylon
Basée en région Grand Est, la start-up française Syntetica, développant le recyclage du nylon pour l’échelle industrielle, a levé 30 millions d’euros en série A pour financer la construction de la première usine de démonstration commerciale de Syntetica, en France. Implanté en partenariat avec le Centre des matériaux durables de Michelin, à Clermont-Ferrand, ce démonstrateur doit permettre de passer de la phase de laboratoire à une production capable de traiter plusieurs centaines de tonnes de déchets textiles par an.

Syntetica concentre son procédé sur les textiles en fin de vie, des matières qui représentent près de 80 % des déchets textiles, alors que la plupart des textiles jetés par les ménages sont aujourd’hui incinérés, enfouis ou abandonnés dans la nature.
Aux côtés du fonds Ecotechnologies 2 figurent notamment parmi les investisseurs Swen Capital Partners, Lululemon, Mas Holdings, EQT Ventures ainsi que plusieurs family offices, dont ceux de Peugeot, d’Etam et du premier actionnaire d’Indorama Ventures. Bpifrance et le Conseil européen de l’innovation soutiennent également le développement de la start-up.
« Pendant des décennies, les déchets de nylon en mélange ont été jugés trop complexes et trop coûteux à recycler à grande échelle, affirme Marco Bertone, cofondateur et directeur général de Syntetica. Nous avons prouvé qu’il est possible d’en extraire des matériaux à forte valeur ajoutée, à partir de flux que l’industrie avait renoncé à valoriser. Cette levée de fonds nous permet de transformer une chimie de rupture en réalité industrielle et d’accélérer la transition vers des matériaux réellement circulaires. »
« Syntetica a développé une technologie différenciante qui s’attaque à l’un des défis de recyclage les plus complexes de l’industrie textile, indique Alexandre Wagner, directeur d’investissement chez Bpifrance Green Venture. Nous sommes fiers d’accompagner l’entreprise dans cette nouvelle phase de croissance, au moment où elle industrialise sa technologie et développe ses capacités de production en France, un projet pleinement aligné avec notre thèse d’investissement. »
Bioeconomy For Change, partenaire de la Région Grand Est